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Une sélection commentée de livres jeunesse s'intéressant aux relations humain/animal.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 20:35

couv chimpanzé

série Safari Nature

Ecrit par Elisabeth Laird

Traduit de l'anglais par Vanessa Rubio         

Aux éditions Gallimard (folio junior), 2001

Prix : 6, 30

A partir de 9 ans

 

L'avion où voyage la jeune Afra est pris dans une tempête et doit atterrir d'urgence au cœur de la forêt congolaise. Avec Mwape, son compagnon de voyage, elle est témoin d'un trafic d'animaux sauvages et entreprend le sauvetage d'un jeune chimpanzé dont la mère a été tuée par des chasseurs.

Armés de leur seul courage, bravant les dangers de la jungle et les milices armées, ils traversent la frontière pour se rendre en Zambie où une réserve pourra recueillir leur petit protégé.

Tandis que les Pygmées, habitants traditionnels de la forêt, vivaient en équilibre avec leur milieu, les occidentaux qui s'y sont implantés n'y voient qu'un moyen de s'enrichir en la détruisant et en pervertissant les peuples autochtones. Cependant, certains d'entre eux réagissent contre cette exploitation effrénée, mettant leurs compétences scientifiques au service de la préservation de la nature menacée. L'histoire de Lucky, ce jeune singe attendrissant ne peut qu'émouvoir ses cousins humains, qui reconnaîtront dans son comportement des attitudes très proches des leurs. Ces similitudes interrogent sur la limite que les Hommes instituent avec les autres espèces et qui les autorisent à les vendre, les utiliser, les consommer. Certains sont amateurs de viande de brousse, d'autres sont choqués par ce commerce. Cependant, des animaux moins familiers que ce jeune chimpanzé auraient sans doute plus de mal à faire admettre leur droit de vivre en paix et à trouver des défenseurs. Heureusement, on peut compter sur des personnes qui, comme Afra, proclament haut et fort leur conviction « Tous les animaux sont différents, comme les humains. Ils ont chacun leur personnalité, même les plus petites créatures, même les oiseaux. Et ils ne font jamais rien sans raison. C'est une sorte de défi d'essayer de pénétrer dans leur tête pour comprendre ce qu'ils pensent et ce qu'ils veulent. Alors vraiment, je trouve qu'ils ont le droit de vivre ! Et qui a dit que les hommes avaient le droit de tuer les animaux sauvages et de les éliminer de la surface de la planète ? De les manger ? De les vendre et de les acheter comme de vulgaires produits ?  De les enfermer dans des cages ? De détruire leurs forêts ? » Les lecteurs de ce livre ne manqueront pas de partager son indignation.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 11:35

couv l'enfant qui parlait

Suivi de L’auto-stoppeur et Le trésor de Mildenhall

Ecrit par Roald Dahl

Aux éditions Gallimard, 2008

(Folio junior)

Prix : 5.90 euros

A partir de 10 ans

 

Une énorme tortue gît sur la plage, la carapace contre le sable et les pattes battant l’air désespérément. Des pêcheurs viennent de la capturer. Une telle prise est rare. Le directeur de l’hôtel voisin leur en a promis un bon prix. Mais la bête intéresse aussi  les touristes qui se pressent autour d’elle, qui pour en manger la chair, qui pour en faire un trophée. C’est alors qu’une petite voix se fait entendre, celle de David. L’enfant met toute son énergie à défendre l’animal condamné. Alors que tous le mettent en garde contre sa dangerosité, il fend la foule et passe ses bras autour du cou de la tortue, qui s’appaise aussitôt. Le public assiste, stupéfait,  à un improbable dialogue et, convaincus par un important dédommagement financier promis par le père de David, le directeur et les pêcheurs acceptent de rendre la tortue à l’océan. Mais entre l’enfant et l’animal s’est créé un lien que rien de pourra rompre.

Seul contre tous, le petit David incarne le courage et la détermination qui parviennent à inverser les situations les plus périlleuses. Mais pour défendre sa juste cause, l’enfant possède un sérieux atout : la confiance de ses parents qui ont reconnu dans son amour des animaux une base de sa force de caractère. Cependant, ce soutien serait bien moins efficace s’il ne s’accompagnait des moyens financiers capables de vaincre des résistances insensibles aux discours les mieux prononcés. Le lecteur, lui, se sentira surtout concerné par les réflexions du narrateur témoin de la scène : « Quant à moi, j’écoutais ces êtres humains parler de tuer, de manger et d’apprécier le goût d’un animal qui paraissait, même sur le dos, rempli d’une extraordinaire majesté. Une chose était certaine, cette tortue était plus âgée qu’aucun d’entre eux… Et maintenant, elle gisait là, renversée sur cette plage, attendant d’être sacrifiée pour de la soupe et du bifteck… Elle tendait son vieux cou ridé et tortillait son énorme tête, comme si elle cherchait quelqu’un qui lui expliquerait pourquoi on la maltraitait ainsi. » Mais apparemment rare sont ceux qui, comme le petit David, seraient capables de la comprendre. Et la fin de l’histoire laisse entendre que ce don exceptionnel ne peut s’exercer que loin de l’insatiable  civilisation humaine. Doit-on le déplorer, s’y résigner, ou refuser une telle conclusion ?

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 17:54

couv chouette

Chouette

Ecrit par Carl Hiaasen

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Yves Sarda

Aux éditions Gallimard (folio junior), 2010

Prix : 6.90 euros

A partir de 11 ans

 

La célèbre chaîne de crêpes américaines Maman Paula va bientôt ouvrir un restaurant dans la petite ville de Floride où le jeune Roy vient de s’installer avec sa famille. Persécuté par la brute du collège, Roy s’intéresse bien plus à un étrange garçon dont il ne tarde pas à découvrir qu’il est l’auteur de sabotages répétés sur le chantier du restaurant. Bénéficiant d’une alliée aussi  inattendue qu’efficace, Roy se joint bientôt à lui pour organiser le sauvetage des chouettes qui ont élu domicile sur ce site bien avant le lancement de cette opération immobilière.

Carl Hiaasen manie avec brio le comique de situation et campe des personnages tout aussi  truculents qu’attachants. Au milieu de drames familiaux et de querelles entre adolescents, la question du sauvetage d’animaux en péril parvient tout de même à mobiliser l’opinion d’une petite communauté, unie contre les manigances d’un grand groupe commercial. Outre l’intérêt scientifique que présente la protection d’une espèce menacée, l’observation des individus qui la compose plaide avant tout en sa faveur.  Ainsi, peu concerné de prime abord par leur devenir, l’agent de police local, ému par sa rencontre avec un bébé chouette, devient un de leurs plus fervents défenseurs. Le sauvetage trouvera une solution certes légale, mais qui n’aurait jamais existé sans  la détermination farouche  d’un jeune garçon particulièrement à l’écoute de la nature et prêt à tout pour la préserver de ses agresseurs.

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 20:13

couv chien des vacances

Le chien des vacances

Ecrit par Corinne Albaut

Illustré par Mathieu Sapin

Aux éditions Actes sud, 2005 (Les premiers romans)

Prix : 6, 60 euros

A partir de 8 ans

 

Cyril vient d’avoir une petite sœur et  se sent délaissé par ses parents dans la maison de campagne où il passe ses vacances. Mais voici qu’un chien  fait son apparition dans le jardin et se révèle un copain idéal. Les parents finissent par apprendre son existence et accepter sa présence. Cyril fait aussi la connaissance de la jeune Clémentine et de son chien Boléro. La vie serait vraiment belle si une famille, au demeurant fort peu sympathique,  ne venait réclamer le chien trouvé. Mais le vrai propriétaire n’est pas encore identifié…

Ce chien perdu, recueilli, puis retrouvé tisse des liens autour de lui et inspire toutes sortes de sentiments révélant les humains qui le côtoient : revendication de propriété, présomption, complicité, sincérité, attendrissement… Il arrive à point nommé pour sortir de l’ennui et de la solitude aussi bien un petit garçon qu’une vieille dame.  On reconnaîtra en lui toutes les qualités qui rendent ce compagnon si précieux pour bien des êtres humains.  Par ailleurs, la limpidité du style sert un texte dont rien n’échappera aux jeunes lecteurs amis des animaux.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:49

couv loup

Le loup à l'oreille cassée

Écrit par André Delabarre

Aux éditions Nathan poche, 2008

(Aventure)

A partir de 10 ans

Prix : 5 euros

 

 

 

Ayant réchappé de peu aux chasseurs qui ont abattu sa mère, le jeune Loupataud est recueilli par la petite Mirna. Elle vit avec sa mère guérisseuse dans une cabane, loin des villageois et de leurs préjugés qui les tiennent à l'écart. Grâce à Loupataud, l'enfant retrouve le goût de vivre que les persécutions des autres enfants lui avaient ôté. Mais la présence de l'animal attise la haine des hommes. Pour sa sécurité, ses amies humaines l'incitent à repartir vers une vie sauvage dont il n'a connu qu'un bref aperçu. Elles ne le verront que bien plus tard, lorsqu'il prendra leur défense pour les sauver d'une attaque de ses semblables. Le fils du bourgmestre ayant assisté à la scène s'en fera l'écho. C'est ainsi que le val des ours connaîtra une période de paix jusqu'à ce qu'un baron repu et acharné vienne y mettre fin, pour toujours.

 

Le comportement des loups est fidèlement restitué, tant dans les intentions prêtées à Loupataud, qu'à travers ses relations avec ses congénères. Entre les ennemis déclarés, hommes et loups, nous ne pouvons alors manquer de faire certains rapprochements, de noter des similitudes. Elles nous renvoient directement au loup comme personnage mythique, récurrent dans les récits populaires, incarnation des pulsions réprimées ou cachées des hommes, et sans doute aussi à la peur qu'ils ont d'eux-mêmes. Mais d'un point de vue naturaliste, cette fiction met aussi en lumière un fait incontestable : alors qu'en tant que carnivore le loup participait aux équilibres naturels, le goût des humains pour la viande est en train de provoquer épuisement des ressources et disparition des espèces. Pourtant, contrairement au loup, les humains ont le choix de ne pas être carnivores, car c'est très rarement une question de survie. C'est ainsi que, écrite avec une élégante simplicité, riche d'émotions, de tendresse et d'images fortes, l'histoire de Loupataud bousculera encore quelques préjugés parmi d'autres villageois...

 

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 21:13

couv-traces[1]

Écrit par Michel Cosem

Aux éditions Rouge Safran, 2007 (Badiane)

Prix : 6,90 euros

A partir de 10 ans

 

Lorsqu’Ernest revient de la fête, il découvre ses vaches, confiées à son frère en son absence, affamées dans leur enclos. Il les laisse sortir pour leur permettre de brouter. Mais voici qu'elles prennent goût à la liberté et partent explorer la montagne. Dans le village, où se préparent les prochaines élections municipales, les opinions sont divisées. La plupart des habitants soutiennent Ernest qui a découvert ses vaches, devenues libres et sauvages, sous un autre jour. Mais un voisin irascible et procédurier fait intervenir les forces de l'ordre. Celui-ci sera rétabli, après un séjour en prison du propriétaire, et l'élimination de son troupeau perturbateur.

 

Nous suivons avec émerveillement les divagations du troupeau en quête de liberté dans la belle nature montagnarde dépeinte par Michel Cosem. Il décrit avec perspicacité les différentes relations que les paysans peuvent entretenir avec leurs bêtes, dans toute leur ambiguïté. L'exemple d'Ernest est révélateur de cette difficulté à concilier l'attachement à l'animal et son exploitation en tant que source de revenus. D'autres, qui emploient cris et coups de bâtons, échappent à ces états d'âme. Ce récit, basée sur une histoire vraie, montre une série de réactions chez des personnages tout à faits crédibles. Un fait divers d'une actualité toujours à l’œuvre.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 20:47

couv Ile du temps perdu

 

Ecrit par Silvana Gandolfi

Traduit par Faustina Fiore

Aux éditions du Seuil, 2004

Prix : 12 euros

A partir de 10 ans

 

Arianna est passionnée d'animaux. En voulant secourir un bébé chauve-souris, elle se perd dans une mine au cours d'une sortie scolaire, en compagnie de sa fidèle amie Giulia. Toutes deux arrivent dans un lieu inconnu où se produisent d'étranges phénomènes : un volcan crache des objets perdus sur terre, mais aussi des idées et des sentiments, et même des personnes disparues. Elles se lient d'amitié avec des enfants qui leur expliquent le mode de vie sur cette île et les mettent en garde contre des fumerolles noires qui transforment les humains en cannibales. Il existe un moyen de repartir en se jetant dans une crevasse, mais peu d'entre eux en ont l'envie, surtout pas Arianna qui s'est liée d'amitié avec Bruno, un autre ami des animaux. L'histoire nous est contée comme un récit en train de s'écrire sous la plume d'une mystérieuse narratrice dont nous découvrons l'identité dans le dernier chapitre en forme épistolaire.

Bien plus attractif qu'un traité philosophique, ce roman plein d'imagination séduit les jeunes lecteurs en les invitant à la réflexion sur l'utilisation du temps, et ce que l'on peut gagner à le perdre. Ce sont parfois la rêverie ou les passions qui peuvent sauver les humains de la perte de leur identité. Le personnage d'Arianna est à ce titre extrêmement signifiant. Au plus profond de son abattement, son amour des animaux lui donne un sursaut d'énergie. Cette particularité constitue également une  différence qu'elle doit faire accepter par les êtres qui lui sont les plus chers, principalement son père. Sans doute nombre d'enfants partageant sa sensibilité se reconnaîtront en elle, ou en Bruno. (Ne pas se laisser décourager par la couverture du livre, pas très réussie.)

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:40

9782747024778FS

 

 

Les voyages de Théodore

1 / Le Mont des Brumes

à suivre dans

2 / L'île de Faravole

3 / Le rêve de Théodore

 

Ecrit par Susan Schade

Illustré par Jon Buller

Traduit de l'Anglais par Sidonie Van Den Dries

Aux éditions Bayard jeunesse, 2009

Prix : 14,50 euros

A partir de 8 ans

 

Théodore Chipmunk, un jeune écureuil amateur de légendes anciennes, vit heureux dans la Forêt sauvage. Il est convaincu qu'il y a bien longtemps les êtres humains régnaient sur Terre et que les animaux ne parlaient pas ! Un jour, emporté par une inondation, Théodore échoue dans la Cité des Ruines, une grande ville d'où les humains ont disparu depuis la catastrophe qu'ils ont provoquée. Là, vivent d'étranges animaux qui parlent, ainsi qu'une mystérieuse Dragonne servie par des esclaves et protégée par des rats-visons. A peine arrivé, Théodore échappe de justesse à l'un d'eux et se réfugie dans la librairie de Ferdinand, un porc-épic. Bien que fasciné par cet endroit, Théodore aimerait bien rentrer chez lui. L'occasion se présente lorsqu'il fait la connaissance d'Olive, l'ourse intrépide. Cette dernière travaille à la construction d'une machine volante, " un vélocicoptère ", afin de rejoindre les siens au Mont des Brumes...

Par sa forme originale, alternant récit romanesque et planches de bandes dessinées, ce livre séduira les lecteurs débutants. Mais ils seront sans doute également captivés par la fraîcheur de son humour et l'esprit d'aventures qui l'anime. Son héros, Théodore, passionné, curieux et optimiste, chemine vers l'indépendance en préservant ses liens familiaux et amicaux. Il découvre avec émerveillement la société crée par les ours, animaux a priori peu sympathiques aux yeux d'un écureuil. Leur monde   repose sur la coopération et l'harmonie, chacun apportant sa contribution au bien-être de tous. Les ours auraient-ils réussi là où les humains ont échoué ?

 

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 18:59

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Ma tata Thérèse

Ecrit par Fabrice Nicolino

Illustré par Catherine Meurisse

Aux éditions Sarbacane, 2012

Prix : 14,50 €

A partir de 9 ans

 

La tata de Fabrice n'était pas une personne ordinaire. Plutôt du genre à impressionner, enfant, l'adulte qu'il est devenu, en laissant en lui le souvenir impérissable d'une amie inconditionnelle des animaux. Le neveu nous invite dans son minuscule appartement parisien, peuplé, au gré de ses sauvetages et de son instinct protecteur, d'une faune insolite. Sans relâche, Thérèse vient au secours des animaux en détresse, prenant le parti de l'agneau contre le boucher, attirant dans sa tanière à force de ruse et de patience un perroquet égaré, offrant à tous le gîte et le couvert avec la plus débordante générosité.

 

Le personne fascine, impressionne, effraie l'enfant , telle une idole terrible et toute puissante. Elle impose sa présence et sa volonté, reléguant dans son ombre un compagnon humain plus que discret, tout son dévouement étant réservé au bien être de ses protégés. Bien-être sur lequel l'auteur s'interroge rétrospectivement, doutant finalement qu'un faisan puisse se plaire dans le mètre carré des toilettes de la tata. Avec l'humour décapant qu'on lui connaît, en accord parfait avec les drôlissimes illustrations de Catherine Meurisse, Fabrice Nicolino se raconte en admirateur incrédule d'une tante magnifique dont l'influence se répercutera sur lui comme sur ceux qui feront, grâce à ce livre, son indispensable connaissance.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 21:19

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Dauphin prisonnier

Les Sauvenature, tome3

Écrit par Jean-Marie Defossez

Illustré par Fabien Mense

Aux éditions Flammarion, 2007 (Castor Cadet)

A partir de 7 ans

 

En Turquie, Les Sauvenature viennent au secours de Dolphy, une femelle dauphin blessée par un hameçon. Elle s'est évadée d'un delphinarium et son propriétaire, Medhi Gorki, vient la récupérer. Mais les enfants ont des doutes sur ses capacités à prendre soin de l'animal et mènent leur enquête. Ils découvrent en effet que Dolphy est confinée dans un petit bassin à l'eau croupie lorsqu'elle n'est pas en représentation dans la piscine visible du public. Grâce à leur caméscope, ils peuvent témoigner de ce qu'ils ont vu et ruiner Medhi Gorki. Mais les parents des Sauvenature préfèrent le dialogue à cette solution : Le propriétaire du delphinarium accepte de transformer ses installations pour en faire un centre qui accueillera des visiteurs auprès de dauphins en semi-liberté.

Les delphinariums sont des lieux de loisirs très attractifs, associés à l'idée de jeu et de plaisir pour leurs visiteurs. Mais les enfants seraient sans doute surpris s'ils connaissaient le prix à payer par les dauphins pour ce moment de détente en famille. Peuvent-ils imaginer que ces animaux qu'ils viennent admirer ont été arrachés à leur groupe, que beaucoup n'ont pas survécu à la capture et au transport qui devait les conduire sur les lieux du spectacle, que leur conditions de vie en captivité sont bien loin de celle qu'ils connaîtraient en liberté ?

Ce petit roman, sans accuser, aide à réfléchir à ces questions et propose un compromis prenant en compte l'envie des humains d'admirer les dauphins, et le bien-être de ces derniers. Le propriétaire du delphinarium est décrit comme un homme plus maladroit que mal intentionné, qui comme tout le monde, cherche à gagner sa vie.

Les vrais amis des dauphins , mieux avertis par la lecture de ce petit livre, se montreront sans doute  plus méfiants à l'égard de ceux qui en font une attraction touristique et préféreront la liberté pour ces animaux sauvages.

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