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Une sélection commentée de livres jeunesse s'intéressant aux relations humain/animal.

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 14:08

 

Miss AnnieScénario : Frank Le Gall

Dessin : Flore Balthazar

Aux éditions Dupuis, 2010
Prix : 14, 50 euros

A partir de 8 ans

 

 

 

Miss Annie vit avec ses humains de compagnie, mais nous n'en verrons pas le bout du nez, car tout se passe à hauteur de chat. Nous faisons donc connaissance, par son intermédiaire, de Sonpapa, écrivain en attente de publication, de Dadame, aux journées bien occupées et de la jeune Sarah, accaparée par ses conversations téléphoniques. L'autre animal de la maison est une souris. Contre toute attente, une amitié s'installe entre Miss Annie et cette dernière, à qui elle donne le nom de Keshia. Elle lui confie ses impressions et son envie de découvrir le vaste monde. Envie satisfaite un jour de fenêtre laissée ouverte. Deux anciens l'initient alors aux mystères et aux dangers du dehors. C'est qu'elle promet, cette petite jeune qui se pose des questions et défie l'implacable loi de l'instinct.

 

 

Avec miss Annie, nous sommes entraînés dans un incessant va-et-vient entre interprétation humaine et féline de la vie, qui parfois s'entrechoquent et se mêlent. Dans son langage, d'abord, car nous, lecteurs, avons accès aux pensées de Miss Annie, tandis que sa famille ne perçoit que ses roucoulades et miaulements. Dans ses attitudes, aussi, qui traduisent le bien-être, la ruse, le plaisir, l'agacement, dans un code que notre familiarité avec les chats nous a appris a reconnaître. Alors, lorsqu'elle sent en elle une force qui s'oppose à l'évidence de l'instinct, nous sommes attentifs à son discours, face à ses congénères détenteurs du savoir ancestral :

« Notre instinct nous commande de dénicher les œufs et les oiseaux...

-Comme leur instinct leur commande de s'envoler en nous voyant 

- C'est idiot ! Nous sommes bien assez nourris, il me semble ! Pourquoi faire du mal à des oiseaux innocents ?

- Nul n'est innocent s'il vit, Miss Annie.

- C'est votre amitié avec cette Keshia qui vous met ces idées saugrenues dans la tête.

- Peut-être bien... Il faudra que je pense à la remercier, alors... »

 

Cette chatonne qui raisonne fait écho aux changements qui se produisent lorsqu'on l'on prend en considération les intérêts et la sensibilité de l'autre, une façon pour l'homme de cultiver le propre de son animalité particulière.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:26

couv Milton 

Dessin et scénario de Haydé

Aux éditions La Joie de Lire, 2010

Prix : 9,80 euros

A parti de 6 ans

 

Dans son élégant costume noir et blanc, Milton le chat somnole sur son caillou tout chaud. C'est les vacances ; le félin hédoniste savoure son bonheur. Mais les meilleures choses ayant une fin, il faut se résoudre au départ. Hélas, de retour à la maison, impossible de vaincre la nostalgie qui vous submerge lorsque vous avez connu le charme puissant d'une source claire coulant dans un paysage bucolique. Alors, Milton part à sa recherche, loin, trop loin pour retrouver son chemin. De péripéties en déconvenues, le voilà perdu. De source, point, mais une multitude de rencontres inattendues : chat accueillant, insectes vrombissants, chiens véloces, doux renardeaux, furieuse renarde, croassant corbeau... Que d'émotions ! De plus, voilà que la faim se fait sentir. Le système D s'avère plus probant que la chasse, mais il a ses limites. Heureusement pour Milton, les moyens impressionnants déployés par sa famille pour le retrouver finissent par aboutir. Faute d'une source fraîche il saura désormais apprécier à sa juste valeur la chaleur de son foyer.

 

Après s'être fait un nom dans une série d'albums attachants, Milton se faufile avec agilité dans les cases d'une bande dessinée. Dans sa svelte silhouette et ses mimiques expressives, on reconnaît le coup de crayon d'une experte en comportement félin. Ses commentaires apparaissent dans le texte en « voix off », nous faisant partager « de l'intérieur » les impressions de son héros. Pendant que le chat tient la vedette, on ne voit de ses humains que les indices de leur recherche désespérée. Il compte pour eux, le doute n'est pas permis ! Milton fait partie de leur vie, et la réciproque est également vraie. Cette bande dessinée malicieuse consacre la richesse des relations entre humains et félins domestiques, savant mélange d'indépendance, de douceur, de spontanéité, d'inquiétude et de sérénité.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:18

couv Cath

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessin d'Yrgane Ramon

Scénario de Christophe Cazenove et Hervé Richez

Aux éditions Bamboo, 2012

Prix : 10,60 euros

 

La complicité de Cath et de son chat est inscrite dans leurs noms en forme d'anagramme. Page après page, les mille et une facétie du félin mettent de l'ambiance dans la vie de sa famille, composée d'un père et de sa fille. Lorsque l'un est à bout de patience, l'autre prend la défense de son cher protégé, même si sa cause semble la plupart du temps indéfendable. Chez Cath, il y a de la casse, de l'abus de pouvoir et du sans gêne, mais aussi de l'espièglerie, de la tendresse et des surprises. Tout ça grâce à la magnifique inventivité d'un certain Sushi qui s'impose comme champion dans la catégorie animal-de-compagnie-qui-ne-se-laisse-pas-oublier.

 

Les couleurs acidulées et les gags qui rebondissent sur les planches libérées de toute case donnent beaucoup de vivacité à ces petites histoires inspirées, sans nul doute, du vécu des amis des chats. Les motifs récurrents (griffes et orgies de croquettes du fauve, factures du père...) participent d'un humour léger et stimulant. Les moments où Sushi se perd dans ses rêves reviennent comme des refrains évoquant l'idéal évident, mais (heureusement!) irréalisable, d'une vie de chat. Les connaisseurs apprécieront et se montreront sans doute plus indulgents envers les petits écarts de leur fauve domestique après la lecture de cette BD farceuse, rose bonbon fourrée au poivre.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 20:03
couv Grrreeny BD
Scénario et dessin : Midam
Aux éditions Mad Fabrik
Prix : 10,95 euros
A partir de 8 ans
 
Grrreeny n'a rien d'un tigre ordinaire, Grrreeny est vert. L'écologie, il est tombé dedans quand il était petit, ou plus exactement, dans un lac radioactif dont il tire son étrange couleur, ainsi que sa détermination à lutter contre les périls environnementaux dont il fut lui même victime. Le tigre vert a deux bêtes noires : l'insatiable et cynique entrepreneur Wrong, et le braconnier - trafiquant d'animaux de tous poils. Avec sa bandes d'amis, comme lui habitants de la jungle, Grrreeny lutte    sans répit contre leurs méfaits. Mais si ce combat pour de justes causes (pollution, déforestation, réchauffement climatique, disparition des espèces...) ne récolte pas toujours le succès escompté, la victoire est toujours au rendez-vous, même et surtout là on on ne l'attendait pas.
Personnage éminemment sympathique et désopilant, Grrreeny doit beaucoup au génie facétieux de son créateur, Midam, qui déroule ses aventures planche après planche, jusqu'à leur chute, qui peut s'avérer féroce (sale temps pour les trafiquants). Excellente idée de faire appel à la représentation d'un animal pour défendre la cause animale, et plus généralement, la préservation du milieu naturel dont dépend sa survie. Car si les préceptes lourdement et continuellement assénés finissent par lasser, rien de tel qu'un rire complice pour entraîner l'adhésion du lecteur. Vous reprendrez bien une tranche de braconnier ?
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:17

couv cerise

Scénario et dessin de Laurel

Aux éditions Le Lombard, 2012

Prix : 10, 60 euros

A partir de 9 ans

C'est en venant au secours d'un escargot écrasé par le coup de pied hargneux et gratuit d'un garçon que la jeune Cerise acquiert un talent extraordinaire : celui de parler avec les animaux. Toujours prête à prendre leur défense, elle fait parfois les frais de sa générosité. Un moustique piqueur reste un moustique piqueur et un chat grincheux... un chat grincheux. Son talent passe pour une fantaisie enfantine, voire un léger dérèglement psychologique. (Ce ne serait pas bien étonnant, avec une mère toujours prête, avec la complicité de son compagnon, à lui faire des blagues douteuses). Cerise elle-même commence à avoir des doutes, jusqu'à ce qu'une rencontre décisive vienne les disperser.

Malgré certaines déconvenues dans sa fréquentation rapprochée du monde animal, Cerise ne se décourage jamais. En effet, ses efforts ne sont pas toujours couronnés de succès, comme ce sauvetage d'ours si bien engagé qui tourne au fiasco. Le don qu'elle possède confine au merveilleux, mais lui permet, paradoxalement, de se confronter de plus près au réel. Comment, par exemple, accepter de manger avec ses parents le lapin qu'elle s'apprêtait à délivrer d'un piège ? Comment suivre les bons conseils d'un poisson, alors que le poisson lui-même devrait en pâtir ? Si elle semble vivre dans un monde hors du commun, c'est peut-être parce que Cerise l'observe avec une acuité particulière, qui ne se contente pas des idées préconçues de son entourage.  Tout en rondeurs facétieuses, le dessin de Laurel narre, avec un humour acidulé, ses échecs et ses espoirs.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:31

couv Lucy 1couv lucy 2

 

1- Une gamine en or (2011)

2- Une copine en or (2012)

Scénario : Christian Jolibois

Dessin : Joëlle Passeron

Aux éditions Milan

Collection BD Kids

A partir de 7 ans

9,95 euros le volume

 

Lucy est la petite dernière de quatre sœurs, aussi unies que dissemblables, qui vivent avec leur papa, un peu débordé par leur vie trépidante. Son apparence frêle et ses grandes couettes blondes cachent une énergie à toute épreuve dès qu'il s'agit de défendre la cause des animaux, sa véritable passion. Parmi ces derniers, Eléonore, sa fidèle et inséparable cochonne de compagnie, occupe une place particulière. Elle partage ses multiples aventures dont les principaux protagonistes sont Grace, sa richissime correspondante américaine, Tom, le chéri de son cœur, et Stan, son amoureux transi. Eléonore est flanquée de ses deux petits gorets, affectueusement surnommés « les Bouses Brothers », qui participent au comique irrésistible de cette originale et sympathique bande dessinée.

 

On retrouve Christian Jolibois, l'auteur de la célèbre série d'albums « les petites poules » à l’œuvre dans un genre différent : la bande dessinée, ici découpée en petits chapitres indépendants, consacrés chacun à une anecdote délicieusement drôle, parfois tendre ou légèrement décalée. Lucy est un personnage définitivement attachant qui saura conquérir à sa cause n'importe quel lecteur grâce à son charme et sa détermination. On lira avec jubilation le chapitre « classe découverte » où le professeur renonce à la visite d'une « usine de poulets » ou encore l'habile utilisation du terrible voisin Lacaillasse au profit des lapins dans « Le jardin de Lucy ». Cependant, le repas de hamburgers laissera sceptiques les plus rationnels, car comment imaginer que l'on puisse manger des animaux hachés quand on refuse la mise à mort de certains d'entre eux dans une « usine ». Par ailleurs, le dessin de Joëlle Passeron insuffle dynamisme et joie de vivre à ces histoires qui envisagent le quotidien sous un jour nouveau, mais pas forcément improbable. En effet, personne ne pourra dénier au cochon son intelligence et sa sociabilité, même si ce n'est pas la façon dont la plupart des humains ont l'habitude de le considérer !

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 11:30

couv Mamette

Les souvenirs de Mamette

1 – La vie aux champs

Par Nob

Aux éditions Glénat, 2009

Prix : 10,45 euros

A partir de 9 ans

 

Mamette est une vielle dame espiègle au grand cœur, avec un caractère bien trempé. Et ça ne date pas d'hier. Elle raconte ses souvenirs d'enfance, sa vie à la ferme lorsque sa mère, partie faire sa vie à la ville, la confie à sa famille, le temps de vacances qui s'éternisent. Au milieu d'adultes trop affairés pour s'occuper d'elle, la petite a du mal à trouver sa place. Pas question de rester oisive : elle doit prendre part aux travaux, comme les autres. En même temps qu'elle apprend l'histoire de sa naissance et qu'elle élucide les mystères qui l'entourent, Marinette jette un regard candide sur la vie à la campagne. Entourée d'un grand-père bourru, d'une grand-mère sourde, d'une tante jalouse et d'un petit voisin simplet, elle connaît bien des déboires avec le peuple de la basse cour avant de parvenir à l'apprivoiser. Elle trouve finalement du réconfort auprès d'une petite chèvre qui devient sa complice. Aussi, lorsque que le grand-père leur raconte la tragique histoire de la chèvre de monsieur Seguin, toutes deux tremblent d'effroi, et redoutent le terrible loup. Mais c'est bien le grand-père, et non le loup, qui le lendemain abat d'un coup de hache la mère des petits lapins que Marinette tient dans ses bras. Comment s'étonner que, comprenant d'où provient cette viande, elle répugne à la manger ? Serait-elle trop « sensible » ?

 

Dans ce monde tout nouveau pour elle, Marinette, la future Mamette, va de découvertes en découvertes, souvent décontenancée par les humains plus encore que par les animaux. Le grand talent de l'auteur est de nous émouvoir et de nous faire sourire à l'évocation de souvenirs qui semblent puisés dans l'expérience très vraisemblable d'une grand-mère du siècle dernier. Malgré les épreuves de son enfance, elle trouvera justement dans la sensibilité qu'on lui reproche la force de s'affirmer.

 

A suivre avec bonheur dans la série « Mamette ».

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 11:27

couv Octave daurade

Octave et la daurade royale

Scénario de David Chauvel

Dessin d'Alfred

Aux éditions Delcourt, 2004

Prix : 9,95

A partir de 8 ans

 

A lire aussi : Octave et le cachalot, Octave et le manchot papou, Octave et le fou de Bassan

 

Octave vit au bord de la mer avec sa maman. Ce jour là, il reçoit la visite de son grand-père . Il l'invite à pêcher la daurade le lendemain matin avant l'aube, ce qui ne l'enchante guère. Une fois sur la plage, tandis que son grand-père s'est endormi, Octave se laisse entraîner au fond de la mer, agrippé à sa canne à pêche. Il y rencontre Aurata, la reine des daurades royales. Elle lui demande son aide pour mettre hors d'état de nuire un chalutier qui sème la désolation en détruisant toute vie dans le monde marin.

 

Par son innocence et son grand cœur, Octave nous est tout de suite sympathique. Ses réflexions pleines de fraîcheur, sa résolution à braver le danger en font un héros proche des enfants. Comme eux, il s'indigne contre l'injustice et s'incarne volontiers en redresseur de tord. Familier de la mer, l'enfant comprend spontanément les dangers qui la menacent. La surpêche en est l'un des plus graves, et l'image des poissons pris au piège dans le filet du chalutier est on ne peut plus explicite pour les jeunes lecteurs. Le sujet est d'importance, car c'est de là que provient l'immense majorité des poissons proposés aux consommateurs. Mais malheureusement, la pêche artisanale pratiquée par les voisins d'Octave ne remplace pas cette pêche industrielle ; elle ne fait que s'y ajouter, tout comme celle pratiquée par les plaisanciers pour leurs loisirs.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 20:49

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Charivari à Cot-Cot-City

Scénario de Marie Nimier

Dessins de Christophe Merlin

Aux éditions Albin Michel Jeunesse, 2001

Prix : 12,70 euros

A partir de 12 ans

 

La ville de Cot-Cot-City doit sa prospérité et son bonheur au poulailler industriel dont son shérif, Fricatout, est l'heureux propriétaire. Mais l'envers du décor nous est révélé par l'intrusion d'un petit oiseau derrière les murs de cette merveilleuse et lucrative réussite. Nous y découvrons des poules entassées, nourries des déchets de la ville, qui entrent là sous la forme de poussins et en ressortent emballées et congelées dans du plastique. L'intrus joue les éveilleurs de consciences et les encourage à le révolte contre cette intolérable exploitation. La détermination succédant aux hésitations, les poulettes verront leur sort s'améliorer grâce à l'intervention d'une généreuse fermière et pourront enfin partager le bonheur des autres habitants de Cot-Cot-City.

 

La portée politique de cette décapante bande dessinée transparaît nettement à travers la description des conditions d'élevage des poules à peine caricaturées, dont la population de la ville est soigneusement maintenue dans l'ignorance à grand renfort de propagande. Le pseudo discours écologique du shérif à vocation productiviste est joyeusement moqué, tandis que les enjeux de la liberté, le prix de la révolte et les ressorts psychologiques des différents protagonistes se glissent dans des allusions au discours de la lutte sociale. Ce parallèle faussement innocent entre conditions humaine et animale  en dit long sur l'état de nos civilisations consumméristes et nous renvoie à cette fameuse remarque de Gandhi : « On reconnaît la grandeur d'une nation à la façon dont elle traite ses animaux. »

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:18

9782858154234FS

Scénario de Coyote

Dessin et couleurs de Cartier

Aux éditions Fluide Glacial, 2005

Prix : 10, 80 euros

A partir de 10 ans

 

Le gardien du refuge de Fleury-Méroupette s’est attaché à Diego. C’est en effet son plus fidèle pensionnaire car, malgré sa bonne volonté, l’imposant bull terrier a bien du mal à  trouver une famille adoptive compatible avec son tempérament et ses particularités.  Au nombre de ces dernières : sa capacité à parler. Victime de préjugés et de malentendus, le pauvre Diego retourne sans cesse entre les quatre murs de sa cellule à la SPA, chassé, malmené et incompris par les humains. Jusqu’au jour de sa rencontre avec Carla, en qui il trouve enfin la compagne idéale.

Les différents candidats à l’adoption de Diego constituent une désopilante galerie de portraits du genre humain. Les relations que chacun entretient avec le chien révèlent sa personnalité profonde. Famille chic en perdition, jeunes magouilleurs des cités, fragile mamie gâteau, militaire frustré ou chasseur déboussolé voient en lui un moyen de réaliser leurs projets. Mais la réalité les rattrape inéluctablement, sous sa forme canine la plus lucide.

Car Diego est un sage. Sa parole est écoutée par ses congénères de la SPA. Bien qu’humanisés pour les besoins humoristiques du genre, les chiens expriment cependant parfaitement les émotions que ressentent les animaux vivant dans des conditions semblables. Si les escapades ratées de Diego aboutissent à des situations cocasses et hilarantes, les difficultés pour le refuge à trouver des financements, à réussir des adoptions, à faire face à la surpopulation liée aux abandons doivent plus à l’observation qu’à l’imagination des auteurs. Le personnage de Bernardet, le bon gardien, rend justice au dévouement des bénévoles qui œuvrent à l’amélioration du sort des animaux de compagnie délaissés.

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